Amed

 

Si vous suivez mes aventures depuis le début de mon voyage de 3 mois en Asie, vous savez que j’ai fait mon cours de plongée Open Water en janvier à Koh Lanta. J’avais donc très hâte à la dernière partie de notre périple, soit Amed à Bali, pour enfin plonger en binôme avec Jérôme.

Amed
Excursion de plongée à Amed
On a décidé de se prendre 2 jours de plongée. On a quitté en bateau de fortune vers l’endroit où on devait plonger avec Sari, l’indonésien instructeur. Déjà, j’avais un mauvais pressentiment parce qu’on a plongé sans vérifier notre équipement, ce qui ne se fait pas.(il avait été vérifié par le personnel mais quand même, je ne les connais pas, moi!) Et une fois dans l’eau, le courant était fort. Je n’aimais pas la vibe.
Puis une fois sous l’eau, tout allait trop vite. Les courants m’empêchaient d’apprécier pleinement ma plongée, la visibilité n’était pas très bonne et les profondeurs s’ouvraient sous moi comme un gouffre sans fond.
Puis est arrivé un puissant courant descendant…
Sur le coup, je ne comprenais pas, j’essayais de remonter mais je nageais vite, me fatiguais et continuais de descendre le long de la falaise, dans l’abîme. Je savais que ce n’était pas bon… Mais à ma première sortie en tant que plongeuse Open Water, je n’avais pas un bagage appréciable et je ne savais pas comment gérer la situation. Jérome et Sari étaient plus haut que moi alors je commençais à m’inquiéter parce que j’étais attirée vers les profondeurs et tant qu’ils ne me regardaient pas, je ne pouvais pas leur faire comprendre que je m’enfonçais de plus en plus. On était déjà trop creux pour ce que j’ai le droit de plonger. J’ai fini par faire signe à Jérôme que j’avais un problème avec le courant. L’instructeur est venu me rejoindre et a gonflé ma veste. Je n’y avais meme pas pensé! Ça m’a rassurée. Je savais que physiquement, je ne pouvais que remonter avec un gilet de sauvetage empli d’air.
Je savais aussi que c’était dangereux que je remonte trop vite alors j’ai tout de suite pincé mon nez et j’équilibrais mes oreilles comme on remontait rapidement. Mon instructeur n’arrêtait pas de me tenir et je ne comprenais pas trop ce qui se passait. Il s’agrippait à moi comme quelqu’un qui panique. Jérôme, un peu en retrait, observait la scène sans comprendre. Puis, j’ai réalisé que mon instructeur était en état de détresse lorsqu’il a saisi mon détendeur de secours (le truc qui donne de l’air – on en a deux après une veste) et l’a mis dans sa bouche. Il n’arrivait plus à respirer (problème technique avec son équipement…).
J’ai tout de suite fait signe à Jérome qu’on remontait.
J’essayais de ne pas remonter trop vite pour éviter un accident de décompression (ça peut être grave)… Arrivés à la surface, notre instructeur était encore en panique. Il a vomi, et il hyperventilait.
Quand je suivais mon cours, je me faisais dire: les probabilités que tu doives te servir de ton détendeur de secours sont très faibles; t’en servir pour ton instructeur – ça ne t’arrivera sûrement jamais…
Alors c’était quoi les probabilités que ça m’arrive à ma 1e sortie comme plongeuse certifiée?
Jérôme le Belge
Notre instructeur de plongée, Jérôme de la Belgique.
Il va sans dire qu’on n’a pas fait notre 2e plongée prévue cette journée-là et j’étais ambivalente à faire mes 2 plongées la journée suivante. Mais je me suis dit que si je ne le faisais pas, je resterais avec un souvenir négatif de la plongée et que je ne plongerais probablement plus jamais.
On est donc parti le lendemain avec Jérôme, un belge fort sympathique qui a compris l’importance d’être encore plus vigilant que d’habitude et a saisi mon inquiétude avec sensibilité. Je me suis tout de suite sentie en confiance avec lui. Les courants s’étaient adoucis et bien qu’on ait dû en braver quelques uns, Jérôme le Belge n’a pas insisté et a rebroussé chemin pour nous éviter de nous battre avec l’eau et ainsi, ne pas apprécier la plongée.

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Les poissons ont fini par me faire oublier mon anxiété et j’ai vraiment éclaté de joie quand j’ai vu une grosse pieuvre se mouvoir près d’une roche. Un spectacle impressionnant. Lors de notre 2e plongée, Jérôme – mon copain! – a loué un appareil photo ce qui me permet de vous partager nos beaux moments dans une épave d’un bateau américain datant de la 2e Guerre Mondiale. On a eu la chance de voir une superbe tortue marine en train de manger. Elle n’a même pas daigné nous lancer un regard curieux. Elle a l’habitude des touristes!

Je quitte Bali avec un sérieux bagage de plongeuse et je peux me targuer d’avoir sauvé la vie de mon instructeur à ma première plongée…! J’aimerais quand même barrer ça de ma liste et considérer que je n’ai plus à revivre de pareilles situations dans ma vie!

Éloïse, plongeuse zen!
Éloïse, plongeuse zen!
Je n’ai pas beaucoup écrit depuis Java parce qu’on s’est permis de se poser après nos treks de volcans. On a fait la dolce farniente à Bali, d’abord à Nusa Lembongan puis à Ubud, où on s’est loué une belle petite villa dans les rizières. Je vous partage quelques photos de ces deux superbes haltes dans notre voyage. Et petite remarque personnelle pour ceux qui rêvent de voir Ubud, malheureusement, la popularité engendrée par le film (et livre) Mange, Prie, Aime a enlevé de l’authenticité à l’endroit et a fait flamber les prix. Ça reste très beau, paisible mais très occidentalisé, somme toute. Ceci étant dit, on a beaucoup apprécié notre séjour là-bas.

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Aujourd’hui, le soleil se couche sur ma dernière journée avant de commencer le long chemin du retour vers Montréal. Quel merveilleux voyage, ça a été. Tout a commencé avec une idée folle de quitter le Québec pour l’hiver, de laisser mon emploi (d’hiver) qui me minait le moral et m’empêchait de voyager à ma guise. Puis l’idée s’est rapidement transformée en un saut dans le vide, et un projet concret que j’ai vu naître et vivre sous mes yeux à chaque jour depuis 3 mois.
Je reviens au Canada avec l’envie sincère d’appliquer cette même philosophie dans ma vie quotidienne. Chaque jour est précieux et je crée ma vie. J’ai le choix.
On a toujours le choix.
J’ai choisi de changer de cap et d’aimer chaque jour de ma vie.

Éloïse, Ubud

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Vaillant dit :

    Super jai voyage avec vous
    Super angoissant la plongée dans ses conditions , il a fallu beaucoup de courage pour refaire
    Je sais pas si j’en aurai eu
    Bon retou Isa

    J'aime

  2. Mado dit :

    Reviens vite, je veux t’entendre en vrai! XXX

    Aimé par 1 personne

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